Le tag, ennemi de la biodiversité?

 

Après un e-break bien mérité il était temps que je me remette à mon clavier! Une campagne du WWF réalisée par Ogilvy a fait un peu de bruit car contestable… et une fois n’est pas coutume je souhaitais faire part de mon opinion à ce sujet. Des blogueurs ont relayé la campagne d’affichage sans aller chercher la petite bête, heureusement certaines commentaires ou certains autres blogueurs ont vite soulevé le problème de cette campagne.

Faisons les choses dans l’ordre et avant de parler du comment voyons le pour quoi (et le pourquoi). Au cas où on ne vous l’aurait pas assez dit, la biodiversité est le passage obligé de l’année 2010 pour les ONG. La campagne qui attire mon attention aujourd’hui repose sur ce thème, mettant en scène des animaux sauvages dans leur milieu naturel tagués à même la peau (ou le poil).
Alors oui, on se retrouve face à de beaux visuels, des photographies esthétiques. Mais de là à dire, comme se réjouissent certains, que ces images sont choquantes… De toute façon le problème n’est pas ici, alors passons ce détail.
Ce qui est plus embêtant c’est quand on essaie de comprendre le message, clarifié grâce à la signature « Jusqu’où faudra-t-il aller pour que l’on protège la planète ?« . L’idée que ce message veut faire passer est donc que les tags sont le symbole de la dégradation par l’homme de son environnement. Mais alors on parle de tag sauvage. Or ces peintures me font plus penser à des graffiti qu’à des tags (tout dépend si l’on regarde les ours polaires ou l’éléphant) et il y a ainsi amalgame puisque, arrêtez-moi si je me trompe, le graffiti n’est pas une pollution urbaine, mais de l’art de rue. Cette idée est discutable, puisque chacun interprète les dessins selon ses propres références et ses propres croyances (au sens marketing) et bien sûr selon si l’on regarde les ours ou l’éléphant.
Par contre ce qui est n’est pas réfutable est que lorsqu’on voit ces visuels on pense à « pollution visuelle » et peu à « dégradation de l’environnement de l’animal ». On est alors face à une campagne anti-tags et plus vraiment face à une campagne pour la sauvegarde des animaux.
Au final, le message est: au mieux détourné, au pire incompris ou rejeté.

A contrario, ce visuel quasiment identique est pour moi bien plus cohérent puisque le rapprochement  animal-graffiti est cette fois justifié par le « pourquoi » du message!

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