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Incroyable ! 3 conseils pour ne pas publier le titre le plus racoleur du web

Sur la toile, Facebook et autres réseaux sociaux, les titres de certains sites d’information semblent tout droit sortis de magazines people. Nous avons d’abord eu droit aux « Top » puis aux listes et maintenant fleurissent des titres de type sensationnaliste comme « « vous ne devinerez jamais ce que… » ou « ce qui se passe ensuite est incroyable ».  Je n’en peux plus.

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Les pièges à clic

De plus en plus de sites de contenus viraux comme Upworthy ou BuzzFeed ont fait de leur spécialité les articles vides de contenus, sans aucun intérêt, mais drainant un maximum d’audience. Il en sort des nouveaux tous les jours, sur tous les thèmes. Une vraie plaie sur le web et les réseaux sociaux.

L’été dernier, Facebook annonçait vouloir mettre fin à ces titres qualifiés de « click bait» pour « redonner du sens à la notion d’engagement ». Mais notre fil d’actualité est toujours enseveli de titres plus énormes les uns que les autres.

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Bientôt des journalistes payés au clic ?

La publicité est un véritable enjeu stratégique pour les médias, sérieux ou pas. En France, selon l’Irep, la chute des revenus publicitaires est de 42% (-8,4% en 2013, à 2,9 milliards d’euros, contre 5,1 en 2000). Seule la publicité sur le web et le mobile affiche une croissance correcte.

De la presse papier à la presse sur le web, on prend donc les mêmes et on recommence : qui dit audience dit publicité, qui dit publicité, dit revenus. Le média est dépendant de la publicité. Et l’avantage ( ?), c’est que cette fois on peut mesurer avec une très grande précision l’audience du média, et la rentabilité d’une campagne de publicité.

Ainsi, certains médias, notamment américains, paient leurs contributeurs en fonction du nombre d’internautes qui lisent leurs articles. Le magazine économique Forbes par exemple,rémunère 400 de ses 1200 contributeurs réguliers au nombre de lecteurs (lire ici).

Du côté des médias français on n’en est pas encore là. Mais les journalistes qui veulent continuer à manger suivent des formations « Google friendly » pour améliorer le référencement de leur pige. Les grands médias ont d’ailleurs tous intégré à leur équipe de rédaction des responsables SEO, mettant fin aux jeux de mots, puisque Google n’a pas d’humour (lire ici).

La course à l’engagement

Après la course aux fans, voici venue la course à l’engagement: générer des « j’aime », des partages et des commentaires sur les posts. C’est ainsi que sont nés ces titres à sensation qui n’ont qu’un but, faire cliquer l’internaute sur le lien. 

Cette course à l’engagement devrait rester le problème du community manager. Sauf que c’est aussi devenu celui de l’auteur de l’article, qui doit prouver que son travail est apprécié et par la même occasion défendre sa place. Son rôle ne se cantonne donc plus à l’écriture de son papier mais de plus en plus souvent, à en  assurer sa viralité. Il se doit ainsi de répondre à ses lecteurs sur la toile et les réseaux sociaux. Il se doit aussi de posséder un compte Twitter, un compte Facebook et pourquoi pas Instagram et consort.

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Comment ne pas céder aux chants des sirènes du titre sensationnel?

1. Les moteurs de recherche ainsi que les réseaux sociaux, même s’ils ont tendance à favoriser l’insolite et le superflu, aiment aussi les contenus de qualité. L’année 2015 devrait plus que jamais confirmer cette tendance.

2. Définir sa stratégie éditoriale, c’est mettre en avant sa valeur ajoutée et sa différence. Pourquoi perdre son identité dans les méandres du sensationnel alors que cela ne correspond pas à votre ADN?

3. Le contenu est roi… oui, mais pas n’importe lequel.  Encore une fois, respectez votre ligne éditoriale, conservez votre patte et vos lecteurs vous le rendront.

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