Un site Web plus respectueux de l’environnement

Certains d’entre vous pensent certainement que mon blog est un peu triste, voire franchement sinistre? J’espère que les petites touches de couleurs suffisent à égayer votre écran car je ne compte pas modifier le code couleur de mon blog!

Que ce soit mon premier blog, Com&Co, ou celui-ci, j’ai adopté un fond plutôt sombre. Vous êtes vous déjà demandé pourquoi? Peut-être que vous vous êtes dit que c’était pour me différencier des autres blogs, dont le fond est blanc, pour la plupart d’entre eux. En fait, l’objectif est surtout de vous faire consommer (un petit peu) moins d’énergie! Et oui, les sites avec fond sombre (voire noir idéalement) sont beaucoup moins gourmands que ceux avec fond blanc!
Alex Wissner-Gross, chercheur et créateur de la société CO2Stats, estime que deux recherches sur Google émettent 15g de CO2, soit autant que pour chauffer une tasse de thé. Il avance aussi que lorsqu’un internaute surfe, il émet entre 0,02g et 0,2g de CO2 par seconde. Cette différence de facteur 10 pourrait provenir du PC  de l’internaute et de la conception du site web. Alors GreenIt s’est penché sur la question en se demandant comment rendre un site web le plus respectueux de l’environnement possible.
Ils ont d’abord identifié ce qui rend un site polluant, c’est à dire son empreinte écologique:

1) Les émissions de CO2 induites par la consommation électrique
– Du ou des serveurs qui hébergent le site web (allumés 24×7)
– Des postes clients en fonction du temps qu’ils passent à consulter le site web

– De l’équipement réseau en fonction de la quantité de données à transporter et de la distance entre le serveur et le client

2) Les émissions liées aux activités du site web :

L’activité des personnes qui administrent et animent le site web émet du CO2 (transport, chauffage, etc.)

Pour réduire cette empreinte, GreenIt propose une démarche en 5 étapes :

1. Eviter les animations inutiles : Les animations d’un site augmentent de manière importante la consommation électrique de la machine cliente qui consulte le site web. Limiter ces animations gourmandes en calcul permet aussi aux machines plus anciennes d’accéder confortablement à votre site web.
2. Eviter les technologies/techniques gourmandes en ressources : Certaines technologies (comme par exemple le flash) et techniques de programmation sont plus gourmandes en ressources que d’autres. Sur ce thème, il faut lire l’article de Tom’s Hardware le « Développement vert » qui défriche un peu le terrain. En bref, même mot d’ordre qu’au dessus : économiser les ressources du poste client !

Pour illustrer les points 1) et 2), exemple de ce qu’il ne faut pas faire

3. Choisir un hébergeur « vert » proche de vos visiteurs : Le transport des données consomme de l’énergie : la proximité de l’hébergeur a donc un impact certain sur l’empreinte du site web. De plus, il faudra s’assurer que ses installations soient économes en énergie, se renseigner sur sa politique RSE et sa gestion des DEEE.
4. Alimenter son site aux énergies renouvelables : C’est chose possible grâce au système de certificat d’électricité verte (RECS). Un certificat équivaut à 1000KWh et vous certifie que cette quantité d’électricité a été produite à partir d’énergies renouvelables. La plupart des hébergeurs « verts » s’alimentent en électricité verte via ce système. Pour une approche plus globale, vous pouvez prendre en compte la consommation électrique des visiteurs de votre site et des équipements réseau et acheter les certificats d’électricité verte correspondants. Les sociétés WattImpact et CO2stats proposent chacune un calculateur qui évalue la consommation globale (serveurs+réseau+clients) pour vous permettre d’acheter le nombre adéquat de certificats.
5. Compenser les émissions de CO2 restante par l’achat de crédit CO2 : L’activité des administrateurs et des animateurs du site web génère des émissions de CO2. De même, la production d’électricité, même provenant d’énergies renouvelables, émet du CO2 (voir ici). La dernière étape consiste alors à compenser les émissions de CO2 restantes en achetant des crédits CO2 auprès d’un opérateur de compensation tel que ActionCarbone.

De mon côté, mis à part le fond sombre, je me suis inscrite à CO2Stat. Je vous donnerai des nouvelles d’ici un mois pour vous donner les résultats!

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