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Global 100, classement 2012

Le classement du Global 100, qui répertorie les entreprises les plus engagées en faveur du développement durable dans le monde,  montre une France en avance et bien portante en matière de dd  puisque 8 entreprises françaises figurent dans le palmarès 2012 (contre 5 l’année dernière). La France devient ainsi le 3ème pays le plus représenté derrière le Royaume-Uni (16 entreprises) et le Japon (11 entreprises).

Pour identifier les 100 entreprises les plus engagées en faveur du développement durable dans le monde, Corporate Knights (magazine canadien sur le capitalisme responsable et à l’origine de ce classement) collabore avec trois partenaires stratégiques (Inflection Point Capital Management, Global Currents Investment Management et Phoenix Global Advisors LLC) qui fournissent un premier consortium mondial d’études sur le développement durable. Ce travail permet de distinguer les 10% d’entreprises les plus performantes en la matière, qui sont ensuite départagées sur la base de 11 indicateurs.

Le Global 100 est le 4ème classement extra-financier le plus reconnu au niveau mondial (d’après l’étude SustainAbility-Globescan d’octobre 2010 sur un panel international d’experts en RSE et multi parties-prenantes), tout simplement parce qu’il est le plus sélectif: 100 groupes sont retenus parmi plus de 4 000 entreprises.

Cependant les méthodologie et les indicateurs choisis ne sont peut-être pas (sûrement pas!) les plus représentatifs. Des résultats à prendre à la pincette, donc.

Pourquoi? D’abord, certains indicateurs manquent. L’engagement des entreprises dans la RSE, le respect des Droits de l’Homme et autres notions importantes du développement durable sont mises à la trappe. Ensuite, les données et définitions données par les entreprises étant hétérogènes, la comparaison n’est peut-être pas si transparente et loyale qu’on voudrait le faire croire.

Il n’en reste pas moins que les 11 indicateurs retenus par le Global 100, bien qu’incomplets, sont finalement des données fondamentales, dont l’analyse de la performance comparée a du sens pour tout secteur d’activité. Mais qu’en déduire pour les entreprises ayant la chance de faire partie du top 100? Peut-être pas grand chose à part la satisfaction d’apparaître dans le classement. Car aller conclure que la France est en avance en matière d’innovation et de développement durable (parce que les deux sont intimement liés) serait très imprudent.

Les 8 entreprises françaises faisant partie du classement 2012:

Vivendi (7ème), Crédit Agricole (16ème), Schneider Electric (26ème), Dassault Systèmes (32ème), L’Oréal (45ème), Renault (51ème), Danone (60ème) et JCDecaux (83ème).

Liste des 11 indicateurs (répartis en 6 catégories):

1. Indicateurs dits de « productivité », servant à mesurer le découplage de l’activité : quel impact environnemental par rapport à l’activité ?
– Productivité énergétique : chiffre d’affaires / Giga-Joules d’énergie consommée
– Productivité carbone : chiffre d’affaires / émissions directes et indirectes de CO2
– Productivité eau : chiffre d’affaires / prélèvements d’eau
– Productivité déchets : chiffre d’affaires / masse totale des déchets produits

2. Indicateur de diversité dans la gouvernance
– Diversité du conseil d’administration ou du conseil de surveillance : % de femmes ou de personnes issues de minorités ethniques parmi les membres du conseil d’administration ou du conseil de surveillance

3. Indicateurs concernant la rémunération du dirigeant et la la rémunération variable liée à des objectifs environnementaux, sociaux ou sociétaux
– Rémunération variable sur des objectifs environnementaux, sociaux ou sociétaux : Y a-t-il au moins un cadre dirigeant dont une partie de la rémunération variable est déclenchée par l’atteinte d’objectifs environnementaux, sociaux ou sociétaux ?
– Rémunération du Directeur Général par rapport au salaire moyen : rémunération du Directeur Général / salaire moyen dans l’entrepris

4. Indicateur sur le taux d’imposition réel de l’entreprise
Taux d’imposition réel : % d’impôts et taxes payés réellement par l’entreprise comparé à leur obligation réglementaire

5. Indicateurs sociaux
– « Productivité » de la sécurité au travail : chiffre d’affaires / ((nombre d’accidents du travail * 1 000 dollars) + (nombre d’accidents de travail ayant entraîné le décès du salarié * 1 000 000 dollars). Dans ce cas, les accidents du travail et les accidents de travail ayant entraîné le décès du salarié sont monétarisés en dollars pour pouvoir être rapportés au chiffre d’affaires
– Taux de départ des salariés : départs de salariés au cours de la période / effectif total

6. Indicateur d’innovation
– Capacité d’innovation et effort de R&D: chiffre d’affaires / dépenses de R&D

 

Plus d’information:  Site Internet du Global 100 l  Classement 2012 l Télécharger le rapport (en anglais)

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