Débarquement imminent des écrans publicitaires numériques

Les écrans publicitaires numériques font partie du quotidien boulot-métro-dodo des parisiens.  Les écrans sont partout: métro, magasins, mais aussi dans les lieux où l’on est censé partager du temps avec ses amis et nouer des liens sociaux: fast-food, bistros PMU glauquissimes, bars et pubs branchés et  brasseries et bons restaurants! A la Défense un immense écran surplombe le centre commercial. Mon petit frère trouve ça génial mais il a tout de même eu la réflexion suivante: « Mais Céline, à quoi ça sert, y a même pas de son!? »

Et bien petit frère, ça sert à te désocialiser, à endormir ton cerveau, le paralyser, le lobotomiser. Cette prolifération des écrans va continuer encore, jusqu’à son paroxisme. Pollution mentale, visuelle et environnementale.
Plus de visibilité, optimisation du ciblage marketing, réduction de la main d’œuvre, augmentation de turn-over des messages publicitaires… ce type d’affichage est le nouveau eldorado des afficheurs.
Une tribune de Rue89, écrite par Les Déboulonneurs, est consacrée à ces écrans:
Les écrans numériques installés dans le métro nécessitent chacun l’équivalent de la consommation électrique de trois foyers moyens. Il produisent autant de CO2 que dix affiches papier 4Χ3.
Des panneaux bien plus grands actuellement installés en extérieur ont des consommations dix fois supérieures.[…]
A l’heure où les économies d’énergie sont sur toutes les lèvres et alors que l’actualité tragique nous oblige plus que jamais à réfléchir à nos modes de vie, le gaspillage énergétique étalé au grand jour n’est tout simplement pas acceptable.
On nous répondra que des progrès technologiques feront baisser la consommation de ces écrans. On verra même probablement JC Decaux investir dans l’énergie solaire ou éolienne pour compenser.[…]
Dans le cadre du Grenelle II, ne réforme de l’affichage publicitaire est en cours (lire Une tentative contre l’envahissement publicitaire) mais rien n’est prévu pour réguler la croissance exponentielle de ces écrans. C’est ce qu’on appelle la schizophrénie d’État.
email
Share on Facebook0Tweet about this on Twitter0Share on Google+0Pin on Pinterest0Share on LinkedIn0Share on TumblrBuffer this pagePrint this pageEmail this to someone